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Paname art café
Bar lounge, stand-up, concerts acoustiques, expositions et gastronomie. Le Paname Art Café, c’est tout ça et plus encore.

Le Paname art café a vu le jour en juin 2008. Karim Kachour, 42 ans, en est le gérant principal, l’âme, le moteur. Après avoir dirigé le Chicha Café dans le Marais à Paris, il a l’idée d’ouvrir un restaurant puis très rapidement l’espace et la salle en sous-sol. L’inspiration, l’instinct, lui commandent pendant les travaux déjà engagés de réaliser une scène au sous-sol au cas où, mais sans avoir vraiment pour projet d’y établir une scène pour le stand-up. Le stand-up au Paname Art Café, c’est un peu grâce à Kader Aoun, Tomer Sysley et Mathieu Madénian. Dès 2009, les comédiens déjà client du Chicha Café, il n’y a pas de hasard, le conseillent à Karim Kachour. Et à raison, car la salle du bas s’y prête bien pouvant accueillir 50 personnes environ, ce qui est déjà une bonne jauge pour des artistes débutants s’y produisant. La notoriété du lieu arrive rapidement, puisque le lieu devient incontournable pour un début de carrière. « Aujourd’hui, nous sommes dans un circuit avec le Comedy Club, le Théâtre le Temple, le Point Virgule. » Nous explique-t-il, rappelant que « Les artistes tournent et le Paname art café est devenu un endroit crédible. Nous sommes passés d’un spectacle par jour à 40 spectacles par semaine, ce qui représente 4 à 6 spectacles jour. » Ce qui fait une très belle programmation.

« Ce qui nous a lancé, c’est notre première exposition avec la soirée des 120 ans du National Geographic et du documentaire qui a suivi. » Explique Karim Kachour. Depuis, des expositions régulières animent aussi ce lieu. Elles ont lieu tous les 15 jours. Toujours à l’affût le Paname est en constante recherche d’artistes souvent photographes. Très accueillant, la seule contrepartie est que l’artiste amène avec lui son réseau faisant vivre aussi de cette manière le Paname art café. Bien sûr, l’endroit n’est pas une galerie d’art au sens classique du terme. Ici, c’est un chaudron bouillonnant de vie qui voit certaines de ses soirées, très souvent les jeudis vendredis samedis, investies par des DJ. Un petit scoop, des concerts acoustiques sont prévus les mercredis ce qui va plaire énormément au quartier de plus en plus BoBo.

On peut qualifier la déco industrielle chic, où le béton brut, les structures métalliques apparaissent adoucis par des sièges confortables et des tissus élégants. C’est dans ce décor que le maître des lieux et son équipe (6 permanents pouvant aller jusqu’à 10 personnes selon les besoins) accueillent une clientèle très mélangée. Si en journée la clientèle est essentiellement composée des employés des différents bureaux et agences de communication autour de la rue de la Fontaine au roi, le soir la population est très brassée et très éclectique. Et c’est ce qui fait que la mayonnaise prend. Ce mélange est essentiel pour son gérant qui refuse toute forme de lieux communautaires amenant à la ghettoïsation. Un brassage qu’on retrouve parmi les employés efficaces, toujours souriants et serviables sans obséquiosité. L’accueil chaleureux de la clientèle est très important pour Karim, c’est aussi sa signature.

Cette chaleur, ce don de soi, on les retrouve aussi dans l’assiette. Tous les produits sont frais et la cuisine est faite sur place. Vous ne trouverez pas ici de produits surgelés qui pourrissent beaucoup des assiettes parisiennes. Depuis le mois d’août, la cuisine est signée par Damien Ronda, 33 ans, qui est passé par Le Georges et qui fut le second de Yannick Papin au restaurant Ma Cocotte de Philippe Starck aux puces de Saint-Ouen. Après être passé par l’école Ferrandi, Damien Ronda passe par une formation de pâtissier qui lui apporte le plus dans la rigueur et la minutie, ce côté méticuleux et perfectionniste. Les basiques du Paname comme la blanquette ou le fameux couscous resteront à la carte. Le jeune cuisinier va y amener son expertise et une très bonne connaissance des produits. On le répète toujours, mais c’est une vérité, il n’y a pas de bonne cuisine sans le respect des produits et de la saisonnalité. Cela ce jeune chef en est parfaitement conscient et le prône dans ses propositions. Il traite donc les plats français traditionnels en le revisitant par sa jeunesse et la perception de son époque. Notons que la carte change tous les deux jours tout en maintenant les plats phares.

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Dans le cadre de la Nuit Blanche le Paname art café expose toute la nuit dès 20H l’exposition “Fragile” de Bénédicte van Der Maar. Depuis 2007, la série “Fragile” aborde le thème de l’éphémère, du délicat, du précaire statut des êtres humains, une série de portraits pour traduire l’identité multiple des femmes. Puis une réflexion sur l’identité tout court. L’exposition est en place jusqu’au 15 octobre.

Le Paname Art Café. 14, rue de la Fontaine au Roi. 75011 Paris. 7/7 de 9H00 à 2H00.
Métro : République ou Goncourt
Et toute la programmation du stand-up sur le site.