Le Nolinski

 

Inauguré en septembre 2016, l’hôtel 5 étoiles Le Nolinski s’ajoute à l’offre hôtelière de Paris qui ne cesse de croître en qualité.

 

Non loin du Palais Royal, les 5 étoiles du Nolinski sont enchâssées avenue de l’Opéra. Ce nouvel hôtel parisien profite de la seule avenue de Paris à ne pas posséder d’arbres afin d’obtenir la meilleure perspective sur l’Opéra Garnier. Nolinski serait donc un personnage fantasque fuyant la révolution russe pour débarquer à Paris dans les années 20 en compagnie des Russes blancs et se lancer dans la fête permanente des Années Folles, où le grand-duc Dimitri Pavlovitch Romanov devient l’amant de Gabriel Chanel en 1920. Le Nolinski, donc, grandiose et hiératique dès sa réception en marbre de Carrare vert. Une majesté classique et en même temps moderne, intemporelle, due à la patte inimitable du célèbre décorateur Jean-Louis Deniot. Le groupe Evok, qui a voulu cet hôtel, a fait appel au jeune décorateur qui a littéralement transfiguré l’immeuble banalement haussmannien en hôtel d’exception.

 

Le Nolinski : Réception, hall, escaliers et grand salon.

La modénature de la façade rythmée par la pierre crème, les stores bleus et la ferronnerie graphique noire. Une rigueur de jardin à la française que la réception confirme et qui se déploie dans les 45 chambres et suites (de 25 m² à 150 m²) de l’établissement. Les 6 étages nous emmènent à travers les nuages dessinés du grand escalier ou les miroirs peints de l’ascenseur, du rez-de-chaussée animé au ciel calme des chambres et des suites. Un des points forts de Jean-Louis Deniot est cette maîtrise des nuances et des camaïeux. On rencontre ici, six thématiques de couleurs : rose, bleu, vert, jaune, fauve et beige. Chaque chambre revêt une teinte principale, que met en lumière le camaïeu des gris et bétons cirés. Variations sur un même confort : belles matières, appliques tamisées, moulures et boiseries néo-classiques en tissent le raffinement. Les rideaux feutrés, épais tapis et portes coulissantes intégralement vêtues de miroirs finissent de choyer ces petits appartements haussmanniens. Un charme confidentiel, fenêtres et balcons ouverts sur le cœur de Paris. Particularité distincte de l’hôtel, les moulures retwistées en forme de griffes telles les griffes retenant les diamants d’une bague précieuse. La simplicité du marbre au sol associé au carrelage blanc et gris craquelé au mur de la salle de bain permet de souligner les détails tout en laiton. Disposant de larges baignoires ou douches, elles répondent aux demandes internationales. La suite Joséphine est la plus emblématique du Nolinski avec les lignes délicates et légères du mobilier. Située au 5ème étage de l’hôtel, elle offre des volumes majestueux avec des pièces d’art d’une rare finesse. Equipée d’un balcon pour admirer la vue imprenable sur l’avenue de l’Opéra, elle est communicante avec une Junior Suite pour permettre de privatiser une partie de l’étage.

 

De la chambre classique à la suite Joséphine en passant par la chambre supérieure et la junior suite.

À la Belle-Époque, Réjane (1856-1920) est la plus parisienne des comédiennes et côtoie tout le gratin artistique et littéraire de l’époque. Une notoriété que la Brasserie Réjane, ouverte sur l’avenue de l’Opéra, est en passe d’égaler, voire dépasser. Tout en offrant à cette avenue de passage, la possibilité de se poser dans un endroit agréable. Le décorateur a revisité la tradition avec des boiseries en chêne noirci, des toiles peintes abstraites et du carrelage d’inspiration cubiste. Habitués et voyageurs se retrouvent sur une même banquette, pour savourer à la parisienne des plats mijotés ou un classique café/croissant. La Brasserie Réjane rejoue avec modernité tout un art de la table à la française. Et l’excellence est partout, et se joue aussi au piano du chef Fulvio Pischedda, qui étonne par la simplicité de ses recettes aux influences méditerranéennes et les classiques œufs mayonnaise, tartare de daurade, Parmentier de canard confit. Les sandwiches sont traditionnels ou vegan, les lasagnes maison, le gaspacho frais, les salades créatives ou classiques, les produits du terroir : pâté en croûte ou jambon à la coupe. Les gourmandises signées Yann Brys, un ancien de chez Dalloyau et meilleur ouvrier de France vous laisseront sans voix, mais pas sans appétit pour ses Opéra, Pavlova ou Crème caramel.

Au spa Nolinski by La Colline, les détails sont essentiels. Le murmure de l’eau, le sol en granit, les boiseries aux tonalités chaudes, les bougies allumées sont ces détails qui créent cette atmosphère de quiétude propice au repos. Mais aussi très ludique, comme ces fauteuils et canapés Louis XIV près de la piscine qui se reflète dans le miroir du plafond. Les soins du spa ont été confiés à la célèbre marque suisse La Colline dont les laboratoires de recherche cellulaire sont implantés près de la riviera bio-technologique suisse. Cette marque propose 7 lignes de soins anti-âge pour sa clientèle féminine et masculine. Elle a donc réalisé le soin signature du Nolinski. Pendant 2 heures 20 pour 270 euros vous pourrez débuter le soin par un bain de pied apaisant relaxant en vous accompagnant d’une infusion avant de profiter d’une séance au sauna pour relâcher vos tensions. Il sera temps alors d’une pause avec un jus frais de saison avant d’être tout à fait prêt pour le soin. Il consiste en un modelage du dos baigné par la chaleur de la bougie de massage NativeAge, puis d’un soin aux pierres chaudes volcaniques pour terminer avec une réflexologie des mains et des pieds. Le spa Nolinski, c’est aussi une piscine de 16 mètres sur 4, un hammam, un sauna, trois cabines de soin (1 double et 2 simple) et d’un coach sportif pour des cours particuliers et collectifs.

Nolinski Paris, 16 avenue de l’Opéra, 75001 Paris.
Tél. : 01 42 86 10 10

Brasserie Réjane, 16 avenue de l’Opéra, 75001 Paris
Tél. : 01 42 86 10 10
Ouvert tous les jours de 7h à 23h, sauf le dimanche soir.

 

Jean-Louis Deniot

par Ludovic Boulet-Hamon

Jeune diplômé de l’école Camondo, Jean-Louis Deniot crée en 2000 son bureau d’architecture intérieure à Paris. Aujourd’hui à bientôt 43 ans, il est un des représentants les plus fameux de sa génération. Il travaille autant pour des commandes privées que pour des espaces commerciaux. On lui doit l’hôtel Récamier en 2010 ainsi que l’hôtel Thérèse.

Très jeune l’architecte designer est passionné par la décoration et commence à dessiner et peindre avant de réaliser des maquettes d’architectures et de décors. Adolescent, il réalise très vite qu’il veut en faire son métier.

On pourrait qualifier son style de néo-classique chic à la française sur lequel il compose et interprète différentes variations. Assez réticent au principe de la carte blanche totale, il préfère jouer des contraintes et des lignes directrices pour s’exprimer au mieux. Il cite volontiers la rigueur d’Adolf Loos, mais aussi le sens du théâtre de Dorothy Draper qu’on retrouve aussi dans son travail. Dans AD France en 2008, il confesse son admiration pour l’élégance des réalisations de Jean-Michel Franck¹, le décorateur parisien des années 20 et 30, et François Catroux pour l’obsession de la qualité.

Une de ses signatures est l’emploi de camaïeux qu’il maîtrise à la perfection et que l’on retrouve à l’hôtel Nolinski. Il se consacre également à la conception de mobilier et luminaires avec de multiples collections en collaboration avec Jean de Merry, George Smith, Collection Pierre, Pouenat, Bronze d’Art français ainsi que Marc de Berny. Son bureau d’architecture et de design fait partie des plus importants de ce métier selon Architectural Digest USA, AD France, ELLE Decoration et Belle Australie où il figure dans les sélections prestigieuses de designers internationaux (Top 100, A-List).

Jean-Louis Deniot : 39, rue de Verneuil, 75007 Paris. Tél. : 01 45 44 04 65

¹ Jean-Michel Franck (1895-1941) décide en 1921 de réaliser ses premiers aménagements. En 1924, il emménage rue de Verneuil dans un hôtel particulier du 18ème siècle qu’il modernise en décapant les lambris qu’il laisse brut et en réduisant le mobilier au strict minimum. La salle de bains marque les visiteurs par son coffrage intégral constitué de grandes plaques de marbre blanc zébré de longues veines anthracite, offrant au regard un écheveau de lignes diagonales qui crée un effet cinétique saisissant. L’étonnant fumoir laisse une impression plus apaisante avec son plafond et ses murs entièrement marquetés de brins de paille blonde qui renvoient une lumière ondoyante et soyeuse. Aujourd’hui, l’excellence de cette technique de la marqueterie de paille est représentée par les ateliers Lison de Caunes petite-fille du décorateur André Groult (1884-1966).

Florence Girette

par Ludovic Boulet-Hamon

Mention spéciale à Florence Girette l’artiste à qui l’on doit les miroirs peints du bar de la Brasserie Réjane du Nolinski. Elle est intervenue aussi dans le Grand Salon où ses œuvres à la poésie nerveuse prennent place sous les reflets miroitants d’un plafond en feuille d’argent, près de la cheminée en bronze parmi les fauteuils pivotants, le confort tamisé derrière le tweed ajouré des rideaux et l’épais tapis au camaïeux de bleu et de vert émeraude. Depuis 2012, elle « met son savoir-faire de peintre au service des plus grands architectes d’intérieur. Au fil des collaborations elle conçoit des créations où la nature et son ordre se distordent.

Ses toiles peintes ou ses murs peints texturées habillent les murs de penthouses et palaces à Paris, Corse, Londres, New York et Singapour. Ses peintures sur verre, pleines d’éclat et de légèreté, vêtissent portes de dressing, cheminées, miroirs et lampes sur mesure. Son goût pour les lignes harmonieuses et les nuances de couleur confèrent à chacune de ses créations théâtralité et modernité. » L’artiste conçoit également du mobilier. Sa collection de tables au design chic et solaire est une prouesse de contemporanéité.

Florence Girette, 5 rue Richard Lenoir, 75011 Paris

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