">">

Happy-Water-5L-WaterBox

La canicule vous assaille et la déshydratation vous guette ? Voici un dossier en trois parties résumant les bienfaits de l’eau, ses nouveautés marketing permettant de rester hype tout en se désaltérant, et une réflexion sur l’eau demain. Troisième partie.

Et demain ? De nouveaux concepts dans le monde émergent et arriveront peut-être un jour dans nos verres. Nous avons noté trois tendances à suivre sur le marché international des boissons. La marque Nobe, dont l’ingrédient majoritaire dans la composition de ses eaux est l’aloe vera plante originaire d’Afrique du Nord, bien connue pour ses vertus physiologiques pour la peau. La gamme se compose de plusieurs parfums : noix de coco, mangue, kiwi jaune et citron. Il existe une déclinaison sans sucre de cette boisson. La gamme est pour le moment uniquement en Suède, Norvège, Finlande et Estonie. En Suisse, le distributeur Migros a lancé Aproz, une eau minérale enrichie en caféine et en oxygène. Elle contient également une teneur importante en magnésium et des arômes naturels de framboise et de limette. Au Canada, une eau de source est proposée dans un packaging spécial de 10 litres le « Bag-in-box » baptisée Happy Water WaterBox pour la positive attitude. Ce grand emballage permet de mentionner les avantages de ce conditionnement (stockage, transport, recyclage, etc.) ainsi que ses apports nutritionnels en minéraux (lithium, calcium, magnésium).

NOBE

Et après demain que boirons-nous ? Notre eau sera-t-elle issue du monde végétal comme l’eau l’aloe vera ou l’eau de bambou comme le mentionnait un article du Beverage Daily  en avril 2015 ? L’Agence de Sécurité sanitaire (ANSES) a annoncé dans un rapport publié ce 29 avril 2015 qu’elle estimait que « la pratique de réutilisation des eaux grises dans l’habitat ne doit être envisagée que pour des usages strictement limités, dans des environnements géographiques affectés durablement et de façon répétée par des pénuries d’eau ». Et qu’« en cas de réutilisation, la population (résidents, utilisateurs occasionnels, professionnels) doit être informée et formée aux conditions d’utilisations nécessaires pour minimiser les risques associés à la présence d’un réseau d’eau non potable dans le bâtiment ». Bien qu’à ce jour ils ne soient pas encore précisément définis, les risques sanitaires liés aux différents usages des eaux « grises » sont en effet potentiellement graves, car ces eaux contiennent des matières particulaires et organiques, et sont contaminées par des micro-organismes dont des agents pathogènes et des contaminants physico-chimiques issus notamment du lavage des mains, des produits d’hygiène corporelle et cosmétiques, des produits d’entretien de la maison, du lavage des surfaces et du lavage du linge.
L’Anses estime ainsi qu’en attendant les résultats des études en cours, la réutilisation de ces eaux dans l’habitat ne doit être envisagée que pour des usages strictement limités. Elle recommande, sous réserve de la mise en œuvre d’un traitement et de mesures de gestion du risque appropriées, de n’utiliser les eaux grises traitées en milieu domestique que pour trois usages :
— l’alimentation de la chasse d’eau des toilettes,
— l’arrosage des espaces verts (excluant potagers et usages agricoles),
— et le lavage des surfaces extérieures sans génération d’aérosols (sans utilisation de nettoyeur à haute pression).
Et concernant les immeubles équipés de réseaux d’eaux grises, l’ANSES demande à ce que les résidents, professionnels et utilisateurs occasionnels, soient informés de leur existence et formés aux conditions d’utilisations nécessaires pour minimiser les risques sanitaires.
L’eau n’a pas fini de faire parler d’elle.

Première partie L’eau source de vie – 1 la santé
Deuxième partie L’eau et le marketing – 2 les nouveautés