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intérieur

Le 21 juin 2011, le jour des feux de la saint-Jean, un violent incendie détruisait la boutique de vêtement discount Vano au carrefour Barbès (Paris 18e) face au métro aérien du même nom. Un mal pour un bien, car le quartier qui avait déjà vu la réhabilitation réussie du cinéma Le Louxor côté 10e arrondissement, poursuit sa renaissance avec la Brasserie Barbès. Cet établissement, au même titre que d’autres, va rendre ses lettres de noblesse à ce quartier populaire de Paris. Un quartier qui a connu ses grandes heures de convivialité avec boulevard Magenta le cinéma Le Louxor bien sûr, et aussi le Café des Sports juste en face tristement remplacé par une banque. De l’autre côté du boulevard de la Chapelle, se tenait de part et d’autre le boulevard Barbès la Brasserie Dupont Barbès et le Café Charles, puis le Café Rousseau. Aujourd’hui occupée aujourd’hui par l’enseigne à petit prix Tati, la brasserie fut le personnage principal et donna son nom au film d’Henry Lepage en 1951. Aussi, la Brasserie Barbès fait renaître de ses cendres cet esprit si parisien de la brasserie dans un quartier qui en a bien besoin.

Cette renaissance est aussi le travail de Pierre Moussié, 36 ans, et Jean Vedreine 32 ans à qui on doit le Sans Souci, Le Mansart à Pigalle (9e) ainsi que Chez Jeannette, Le Floréal (10e) et Le Parisien (3e) pour le premier. Ces trentenaires originaires du Cantal ont demandé aux architectes Julie Butcher et Bruno Louvrier (JBBL Architecture) de réaliser le projet. L’identité graphique a été confiée à Leslie David. L’espace de 750 m² a été optimisé pour proposer 250 places assises. Ainsi, quand vous pénétrez dans l’établissement, une grande salle et une cuisine semi-ouverte s’offrent à votre regard. Au 1er étage, sous la verrière ou à ciel ouvert quand le temps le permet, un jardin d’hiver avec un comptoir. Au second étage, la rotonde vitrée rappelant  le style art déco dévoile une vue époustouflante sur le Sacré Cœur et sur les toits de Paris, une carte postale vivante uniquement pour vous. Côté déco, nous avons remarqué la moquette Eglantine  Madeleine Castaing, la console de paquebot chinée qui participent à l’atmosphère du lieu tout comme le marbre vert, le laiton, les boiseries. Nous pouvons citer les artisans comme Hugues Rambert pour les lustres, Denis Lesellier Agencement pour les menuiseries et la maison Gatti pour le mobilier de terrasse.

Côté la restauration, l’accent est mis sur les fondamentaux autour de produits simples, mais de qualité. On trouvera pour le grignotage la planche ibérique  (17€) ou bien la planche de trois fromages (15€), mais ne passez pas à côté de l’Œuf croustillant à la crème de Comté (7€) ni des cromesquis de chorizo (6,50€) ces deux derniers étant des entrées. Les sportifs et les autres aussi pourront choisir un des cocktails detox, régénérant, énergisant, tonique ou reminéralisant qui sont à la carte. Un menu pour chaque jour de la semaine est proposé comme par exemple le lundi une épaule d’agneau confite boulghour aux légumes fumés et le mercredi une plancha de moules à la catalane. Tout est frais et cuisiné sur place.

Si l’histoire de ce quartier vous intéresse, nous ne pouvons que nous recommander le travail de l’association Les Amis du Louxor qui a réalisé de nombreux dossiers dont celui des cafés de Barbès

Brasserie Barbès
2 boulevard Barbès, 75018 Paris
7 jours sur 7 de 8h30 à 2h00
01 42 64 52 23
Réservation déjeuner seulement

Copyright des photographies : Julie Ansiau.

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